Vous savez lire un arbre de décision, il est temps d’en écrire un. Cela demande de respecter un formalisme précis, de prendre quelques habitudes, et surtout d’accepter que le plus dur n’est pas de dessiner : c’est de penser à tous les cas.
Repérer une erreur est plus facile que d’en éviter une. Chacun des quatre arbres ci-dessous enfreint une règle, et une seule.
Pour chaque arbre, dites quelle règle n’est pas respectée.
Pour l’arbre B, deux conditions fermées enchaînées disent la même chose : N réponses possibles demandent N−1 losanges.
Pour améliorer la lecture et limiter les erreurs, voici mes conseils :
Une bibliothèque doit décider quoi répondre à un lecteur qui demande un livre.
Réalisez l’arbre de décision qui répond à la question « Que faire de la demande du lecteur ? »
Deux conditions suffisent. Respectez les cinq règles.
Réussir un arbre de décision, c’est souvent bien plus compliqué que ce qu’on imagine. Il faut réussir à prévoir par avance, tous les cas particuliers qui peuvent se produire. On ne les connaît jamais tous au début d’un projet. Et ceux que l’on connaît finissent par changer.
Reprenons l’exemple du parapluie, il y a de nombreux cas où l’on prend un parapluie alors qu’il ne pleut pas.
Vous pouvez faire chercher des idées collectivement à ce moment-là. Cela préparera les élèves à l’exercice suivant.
Une idée évidente :
Une idée plus avancée :
Construisez l’arbre au tableau avec la classe, en ajoutant les idées une par une. Faites voter sur l’ordre des conditions.
Sept fins de chemin, et pourtant deux réponses seulement : prendre, ou ne pas prendre. Plusieurs chemins mènent à la même action.
Ces arbres-là existent pour de vrai, et aucun ne tient sur une seule condition.
Le journal LA Times a créé un arbre de décision pour représenter comment les français choisissent d’utiliser le tutoiement ou le vouvoiement. Il est très intéressant car ils ont pensé à de nombreux cas particuliers qui ne nous viennent pas à l’esprit directement.
Analysez comment une personne choisit de tutoyer ou vouvoyer quelqu’un. À combien de règles pensez-vous ?
Trois minutes pour noter toutes les idées qui vous passent par la tête, sans dessiner d’arbre.
Par groupes de deux ou trois : cinq minutes pour comparer, regrouper et compléter vos idées, puis cinq minutes pour dessiner un arbre qui représente vos notes.
Les groupes passent tour à tour au tableau et ajoutent une condition, celle qui leur paraît la plus importante au vu de ce qui est déjà dessiné.
L’arbre des élèves de 2024 respecte toutes les règles de forme. Cela ne suffit pas à le rendre juste.
Répondez d’abord pour vous-même, puis regardez ce que l’arbre répondrait à votre place.
Trois autres façons d’attaquer le même arbre.
Et pour les trois autres angles :
Un arbre peut donc respecter chaque règle et rester logiquement incomplet. C’est la distinction que l’examen évalue : les erreurs de format, et celles de logique.